Les news du festival




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01/01/1970

 



09/04/2010

FIFDH-OMCT: MAURITANIE-BIRAM DAH ABEID LIMOGE ET MENACE POUR DENONCER L'ESCLAVAGISME

Depuis son retour le 31 mars 2010 d’un voyage en Europe où il a notamment participé à la huitième édition du Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH), Biram Ould Dah Ould Abeid a été limogé de son poste de Conseiller à la Commission nationale des droits de l'Homme de Mauritanie et fait l’objet d’une virulente campagne de diffamation, accusé de “blasphème contre la religion musulmane” ainsi que de “racisme contre la communauté maure” et de “complot contre la Mauritanie”. Biram Dah Abeid est un leader du mouvement abolitioniste de l'esclavage en Mauritanie, une pratique contraire aux lois du pays mais encore très largement répandue.

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31/03/2010

LEO KANEMAN, ONU: Menace sur la liberté d’expression!

ONU: Menace sur la liberté d’expression!

 

Une fois de plus, une résolution « contre la diffamation des religions », vient d’être adoptée (le 25 mars 2010) par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. L’adoption de cette résolution est emblématique d’une dérive dangereuse du Conseil qui tend à relativiser,  à vider de leurs substances les principes universels qu’il est censé promouvoir. Ne pas pouvoir émettre une position critique face aux dogmes religieux est une atteinte grave à la liberté d’expression définie par l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

 

Le combat a commencé en 1997, il s’intensifie ces jours même, au sein du conseil.

La résistance s’organise et les ONG “demandent instamment au Conseil des Droits de l’Homme de rejeter toute résolution visant à promouvoir la notion de diffamation des religions”.  Même si  cette résolution est passée, c’est à une courte majorité marquant ainsi une érosion des états qui la soutiennent. La mobilisation des ONG y a certainement contribué.

 

Au sein du Conseil, l’offensive continue. Ce qu’on nomme « le bloc », emmené par l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) et une majorité de pays autoritaires, notamment Cuba et la Chine, essaie en effet de faire entrer « la diffamation des religions » dans des normes internationales complémentaires plus contraignantes que celles figurant dans la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Il faut craindre que ces normes ne se focalisent que sur la haine religieuse et la protection des religions, et non plus sur la lutte contre toutes formes de racisme, alors même que de l’avis de nombreux experts, l’incitation à la haine religieuse est suffisamment couverte par les normes et les cadres juridiques internationaux existants.

 

Un exemple de cette dérive concerne une des mesures pourtant positives du Conseil : soumettre chaque pays à un «examen périodique universel ». Grande première! La Chine, responsable de nombreuses violations, peines de mort, arrestations d’opposants, Tibet etc. passe sur le grill. Grand espoir chez les ONG… très vite déçu! Car la logique des blocs joue en faveur de l’Empire du milieu. Et la Chine n’est pas condamnée. Elle, qui réprime dans le sang les musulmans ouïgours, est même soutenue par l’Organisation de la Conférence Islamique. De surcroît, elle est saluée par certains pour « sa réussite dans le domaine des droits de l’Homme ». Un comble!

 

Sous l’impulsion de Kofi Annan et du Département des Affaires Etrangères Suisses, le Conseil des droits de l’Homme a été créé pour mettre fin à la politisation excessive de la Commission. Le Conseil est une institution indispensable, il ne faudrait pas qu’elle se décrédibilise davantage en revenant aux dérives politiciennes de l’ex-commission. Le Conseil doit condamner sans atermoiements les agissements, qui au nom d’une culture, du marché, d’une politique ou d’une religion, constituent des atteintes à la dignité humaine.

 

Ce qui est en jeu, c’est l’universalité des droits humains. Certains états, la Chine, l’Iran, qui comme chacun le sait, sont « très respectueux des droits de l’Homme », veulent nous faire croire que les principes de la declaration universelle sont occidentaux et proposent d’autres modèles basés sur leur culture ou émanant de sources divines. Or l’universalité n’est ni du nord ni du sud, elle se définit par la souffrance des victimes ceux qui, partout  sont battus, tués, torturés, humiliés.

 

Plus que jamais les ONG, les Etats épris de justice, les institutions onusiennes et toute la société civile doivent se mobiliser et exiger une réforme du Conseil. Ceci pour combattre la menace du relativisme qui pèse sur lui et éviter que de nombreuses violations soient ignorées. En cassant la logique « politique » des blocs, cet organe doit retrouver son âme et promouvoir les objectifs de la Déclaration universelle qui sont sa raison d’être.


Leo Kaneman, co-directeur  du

Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains (FIFDH)
   

 
16/03/2010

MESSAGES DE LA DIRECTION

 

Téléchargez les discours prononcés lors de la cérémonie de clôture (pdf)

 
14/03/2010

PALMARES : LE COMMUNIQUE

 

 

PALMARES (pdf)

 
12/03/2010

MOBILISATION DES ONG SUR LA DIFFAMATION DES RELIGIONS

 

 

Téléchargez la lettre ici, attention texte en anglais (pdf)

 
04/03/2010

SOUTIEN DE REALISATEURS ET CINEASTES A JAFAR PANAHI

 

Le FIFDH invite tous les réalisateurs suisses à apporter leur soutien au cinéaste Jafar Panahi et sa famille à l'initiative des réalisateurs français.


La société des réalisateurs de films (SRF) a apporté son soutien au cinéaste iranien Jafar Panahi et à sa famille arrêtés mardi par les forces de sécurité à Téhéran, et a demandé au gouvernement français de tout faire pour qu'ils soient libérés, selon un communiqué transmis à l'AFP.
"Nous avons appris avec la plus vive inquiétude l'arrestation de notre collègue iranien Jafar Panahi. Cette arrestation s'ajoute à une première arrestation en juillet dernier, intervenue lors des cérémonies en hommage aux manifestants décédés puis à une interdiction de quitter le territoire iranien qui a empêché l'auteur du +Ballon Blanc+ de se rendre à la Berlinale où un hommage lui était rendu", lit-on plus loin dans le communiqué de la SRF.
Jafar Panahi, 49 ans, est l'un des cinéastes de la "nouvelle vague" iranienne les plus connus à l'étranger. Il a notamment reçu le Lion d'or à la Mostra de Venise en 2000 pour "Le cercle" et l'Ours d'argent à la Berlinale en 2006 pour "Hors-jeu". Il a été primé deux fois à Cannes ("Le ballon blanc", Prix de la Caméra d'or 1995 et "L'Or pourpre", Prix du Jury-Un Certain Regard en 2000).
La Société des Réalisateurs Français regroupe les réalisateurs de films de fiction, de documentaires et d'animation et défend les libertés artistiques, morales et professionnelles de la création.


 AFP

 

SIGNEZ LA PETITION DES REALISATEURS POUR LA LIBERATION DE JAFAR PANAHI

 
23/02/2010

APPEL DES ONG AU CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME

Cliquez ici pour télécharger le communiqué (pdf)