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9 mars / 20h30 / CAC Simon / En collaboration avec Le Temps
L’ascension économique spectaculaire de la Chine depuis trente ans se traduit désormais par l’affirmation de sa puissance politique. C’est nouveau. La crise financière et le sommet de Copenhague sur le climat ont montré à quel point les équilibres mondiaux étaient remis en question. La Chine s’impose comme un acteur clé de l’arène internationale. Elle participe ainsi à l’émergence d’un monde multipolaire qui promet une meilleure représentation de la diversité des intérêts nationaux.
C’est aussi un formidable défi envers l’ordre mondial actuel d’inspiration occidentale et qui se fonde sur de grands principes jugés universels. Les dirigeants chinois ne s’en cachent pas: ils défendent un modèle politique différent. Face à l’universalité de grands principes comme les droits de l’Homme, la séparation des pouvoirs ou la démocratie libérale, ils se font les avocats de plus en plus virulents d’un relativisme au nom de la culture, de l’histoire et du rapport de l’individu au collectif. La « bonne gouvernance » où les libertés individuelles sont ainsi souvent reléguées au second plan, dans les forums internationaux, sous le couvert de « spécificités nationales » qui doivent primer.
Que peuvent faire les démocraties pour défendre leurs intérêts face à un modèle de capitalisme autoritaire toujours plus séduisant pour les pays en voie de développement? Faut-il chercher à contenir cette influence par la confrontation ou collaborer davantage avec la Chine dans l’espoir de la faire évoluer? (extraits)
Frédéric Koller, journaliste, Le Temps
DEBAT
Sharon Hom, directrice de « Human Rights in China » (HRIC) / Wei Wei Zhang, professeur à l’Ecole de diplomatie et de relations internationales de Genève et aux universités de Tsinghua et de Fudan en Chine / Nicolas Zufferey, professeur de sinologie, Université de Genève
Modérateur: Frédéric Koller, responsable de la Rubrique Internationale du quotidien Le Temps
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