There are no translations available Grand Prix FIFDH offert par l'Etat de Genève IN PRISON MY WHOLE LIFE(exaequo)
de Marc Evans (Documentaires de Création) 1ère suisse
ANGLETERRE, 2007, 93’, COULEUR, BETA SP, VO ANG Réalisation : Marc EvansImage : Ari Issler Montage : Mags ArnoldSon : Davis Feinberg Musique : Massive Attack, Snoop Dogg Production : Nana Films / Livia Firth Distribution : Mumia LTD, Po Box 3366,
Broadstone, Dorset BH18 8YJ, Angleterre Tél : / Fax : +44 12 02 601 755 Email : birboni@hotmail.com
There are no translations available Grand Prix FIFDH offert par l'Etat de Genève SUFFERING AND SMILING de Dan Ollman (Documentaires de Création) 1ère suisse
NIGERIA, 2007, 60’, COULEUR, BETA SP, VO, ST FR/ANG Réalisation : Dan Ollman Image : Dan Ollman, Osuji Azuka Montage : Dan Ollman, Chris Smith Son : Femi Kuti / Musique : Femi Kuti, Fela Kuti Production / Distribution : Bluemark Productions
East Buffalo st. 220, 4th floor, Milwaukee,
Winsconsin, 53202 Etats-Unis Tél : +1 414 291 03 45 Email : dan@bluemarkfi lms.com
There are no translations available Prix de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) Calle Santa Fe
de Carmen Castillo (Documentaires de Création) 1ère suisse
BELGIQUE/FRANCE/CHILI, 2007, 163’, COULEUR, 35MM, VO FR/ESP, ST FR Réalisation : Carmen Castillo Image : Ned Burgess, Raphaël O’byrne, Sebastian Moreno, Arnaldo Rodriguez Montage : Eva Feigeles-AiméSon : Jean-Jacques Quinet, Damien Defays, Boris Herrera, Andrei Carrasco Musique : Juan Carlos Zagal Production : Les Films d’Ici, Les Films de la Passe-relle, L’INA, Parox et Love Stream productions.agnès.b World sales : Wild Bunch
Rue de la Verrerie 99, 75004 Paris. France Tél : +33 1 53 01 50 20 Fax : +33 1 53 01 50 49 Email : lkalmar@exception-wb.com
Le Chili des vaincus, rue Santa Fe,Article paru le 15 mars dans Le Courrier
There are no translations available Article paru le 15 mars dans Le Courrier Le Chili des vaincus, rue Santa Fe Propos recueillis par Richard Armanios/ Infosud
Le 5 octobre 1974, au 725, rue Santa Fe dans les faubourgs de Santiagodu Chili, Miguel Enriquez tombe sous les balles de la dictature dePinochet. Carmen Castillo, compagne du leader du MIR (Mouvement de lagauche révolutionnaire), s'en sort. Mais perd le bébé qu'elle porte.S'ensuit un long exil à Paris. Dans Calle Santa Fe, la cinéaste revientsur les lieux du drame en frappant à la porte de la générationmilitante. La démarche, intime et collective, réveille souvenirs etdouleurs notamment celle des enfants abandonnés au nom de la lutterévolutionnaire. Malgré tout, Carmen Castillo ne regrette rien,confie-t-elle de sa voix rocailleuse, profonde comme sa foi «fe»- en larévolution.
Photo. Carmen Castillo: «Comme cinéaste, j'ai mis en scène monpersonnage, ma personne, mon corps et mon parcours pour éclairer unehistoire collective.» DR
Comment vivez-vous avec votre histoire? Carmen Castillo: Le passé ne passe pas, mais ce n'est pas de lanostalgie. J'ai vécu l'exil sans rester collée à ce que j'ai vécu auChili. Je vis cette histoire stimulante comme une richesse. Elle mefait aller de l'avant autour de la question essentielle de l'engagementenvers les autres et du désir de changer le cours du monde. Quand on aconnu l'intensité que procure l'action collective autour d'un rêve, onne peut vivre sans vouloir la ressentir à nouveau. Le système marchandfait tout pour nous clouer devant la télévision et nous installer dansla consommation. Alors on se retrouve à plusieurs à mener de petitesactions concrètes pour améliorer le quotidien des autres. Ce pour quoinous nous sommes battus n'appartient pas au passé. Des regrets, on en atoujours, mais je suis apaisée avec mes fantômes.
La question revient avec insistance dans le film: les sacrifices en valaient-ils la peine? Oui. Le philosophe Walter Benjamin, alors sous le joug nazi et peuavant de se suicider, écrit quelque chose de fondamental: «La mémoiredes vaincus est l'énergie de l'histoire.» Alors, cela en valait-il lapeine? La réponse est inscrite dans l'histoire des hommes et dans leurquête de liberté. Comme l'amour, elle ne peut être jugée en termesutilitaires.
sans tomber dans les ruines du passé. Le film n'est ni un hommage niune commémoration, mais une histoire d'amour, de révolution etd'engagement.
noncement. Il était juste de penser que le monde devait et pouvait être changé.
La réalité qui a donné naissance à votre mouvement n'a pas changé, dites-vous. En Amérique latine, le pôle autour du Venezuela offre une alternativeà la politique des Etats-Unis qui veulent contrôler le continent. Maisau Chili, le système ultralibéral et inhumain fonctionne parfaitement,la vie des classes moyenne et pauvre est très dure. La justice n'a pasété rendue, on ne sait pas où sont les corps des disparus. Pinochet estmort dans son lit, accusé d'avoir volé de l'argent plutôt que d'être uncriminel. Tout reste à faire, en matière de santé, pour les pauvres.Mais j'ai de l'espoir. Regardez le mouvement des lycéens, ils sont unmillion à réclamer une éducation publique! L'impératif de changer lemonde, le désir d'égalité et de justice demeurent. je revendique le mot«révolution», même si les moyens de lutte sont à réinventer.
Votre film, à la fois intime et collectif, montre à travers le MIR unidéal révolutionnaire capable de soulever des montagnes comme de broyerdes destins individuels. D'un fil intime, j'ai tissé les voix chorales d'une génération. Commecinéaste, j'ai mis en scène mon personnage, ma personne, mon corps etmon parcours pour éclairer une histoire collective. Je me la suisappropriée et la donne à voir. Aborder la responsabilité de cettehistoire collective à partir de ma subjectivité et de militants qui ontsurvécu imposait de rester au plus près de la réalité. Une réalitécrue, faite d'erreurs parfois graves d'analyses politiques et dedérives sectaires et dogmatiques. En avoir conscience n'impliquepourtant pas le re-
«Miguel, l'homme que j'ai aimé, me manque», dites-vous. Il y a eu beaucoup de pertes. L'enfant, une famille, des amis,l'homme que j'aimais, un pays, une histoire collective, un espace derêve et d'action. Le prix à payer de l'engagement politique est élevé.Mais c'est le coup d'Etat de Pinochet mis en place par les Etats-Unisqui a ruiné la vie des gens, une société entière, la démocratiesocialiste d'Allende et l'espoir qu'elle a soulevé dans le monde.
Le fil rouge du film est votre tentative de transformer le 725, rueSanta Fe en un centre culturel. Avez-vous fait face à des réticences? Je ne pouvais pas peser sur la nouvelle génération militante avec monsouhait de récupérer cette maison. «Elle ne nous sert pas. Miguel n'estpas au musée, et toi non plus», m'ont dit les jeunes. Mon souci étaitde transmettre notre histoire
DVD Les bolides de «Macadam à deux voies» font la course, mais le filmne va nulle part. Pourtant, c'est un chef-d'oeuvre. Explication.
Monte Hellman, l'action au point mort RODERIC MOUNIR
Films séparés ou coffret 4 DVD (Macadam à deux voies, The Shooting,L'Ouragan de la Vengeance, Cockfighter + suppléments), Carlotta Films.
C
'est l'histoire de l'arroseur arrosé. A force de réaliser des films degenre (western, road movie) sans en respecter les codes, Monte Hellmans'est retrouvé bloqué dans ce désert où s'enlisaient les cow-boys deL'Ouragan de la Vengeance et The Shooting, ses deux westernsexistentialistes tournés en 1966. Grâce à l'éditeur français Carlotta,on peut enfin admirer ces bandes rares, coécrites et coproduites parJack Nicholson, qui y tient l'un des rôles principaux. Maisparallèlement à ces deux titres (disponibles individuellement ouensemble), un coffret collector 4 DVD propose aussi outre Cockfighter(1974), un inédit plus anecdotique le chef-d'oeuvre maudit de MonteHellman, Macadam à deux voies (Two-Lane Blacktop, en anglais). Projetéà Cannes en 2005 à titre de classique du cinéma, Macadam à deux voiesavait bénéficié d'une distribution en salles dans la foulée. Quant aupublic genevois, il a pu le découvrir en 2004, alors
que Monte Hellman présidait le jury de Cinéma Tout Ecran. Pourquoi tantd'honneurs? Parce que Macadam à deux voies est une curiosité. Que cetagité de Tarantino en revendique l'esprit pour son Boulevard de lamort, ou que la critique européenne le qualifie de «bressonien» et«antonionien», le film est un paradoxe, lisible à des degrés divers,sans livrer toutes ses clés. On peut parler d'un anti-road movie;l'oeuvre d'un amoureux de Beckett homme de théâtre, Hellman fut lepremier à monter En attendant Godot aux EtatsUnis qui tourne sur unfaux rythme et n'offre aucun exutoire: le comble pour un film de genre!On y suit deux jeunes chevelus pas vraiment rebelles, plus obsédés parles cylindres et les soupapes de leur Chevy customisée que par le sexe,la drogue ou le rock'n roll. Monte Hellman a beau avoir engagé lechanteur James Taylor et le batteur des Beach Boys, Dennis Wilson, pourinterpréter «le chauffeur» et «le mécanicien» on ne saura jamais leurnom , nulle icônisation ni psychologisa-
tion des protagonistes ici. Hermétiques, voire carrément ennuyeux, lesdeux compères ne se dévoilent pas plus à Laurie Bird (une blondinettequi voyage avec un sac pour seul bagage), qu'à GTO (Warren Oates, commetoujours habité), un autre fou du volant, quadragénaire, mythomane etalcoolique, qui vit dans sa Pontiac et lance aux jeunots un défiabsurde: on fait la course vers l'Est et le vainqueur emporte levéhicule du perdant.
EN ATTENDANT L'ACTION Dans ce film aux teintes grises, sans musique ni véritablerebondissement, l'action se déroule ailleurs. Un peu comme chez Gus VanSant, qui emprunte à Hellman ce style léthargique, quasi hypnotique.Une approche qui contrarie l'attente du spectaculaire et entretient unelatence insistante, invitant à scruter les angles du cadre et à «sentirle temps qui passe», comme l'explique le critique Jean-Baptiste Thoretdans ses deux passionnantes exégèses placées en appendice.
Dans un autre bonus du DVD, Hellman, de retour sur les lieux dutournage avec ses étudiants en cinéma, éclaire le contexte de l'époque.Au début des seventies, le succès phénoménal d'Easy Rider donne desidées aux studios. Cinq films «contre-culturels» sont mis en chantier,parmi lesquels The Last Movie de Dennis Hopper, Taking Off de MilosForman et Macadam à deux voies. Monte Hellman trouve le scénario idiot,le réécrit et le réalise à sa manière celle d'un homme de théâtre,épris de la Nouvelle vague européenne. Tourné pour moins d'un millionde dollars, le film est au final l'antithèse d'Easy Rider, dont il nepartage ni le message politique ni les excès sulfureux, et déplaît biensûr à son producteur, l'inénarrable Roger Corman, empereur de la sérieB. Hellman se taille en revanche une belle réputation sur le VieuxContinent, et Macadam à deux voies deviendra l'une des oeuvres cultesdu «nouvel Hollywood», celui des Coppola, Scorsese, Friedkin, Hashby etautres Cimino.
The 7th edition of the Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains
will take place
from 6 to 15 March 2009
Film submission to the Festival untill January, 30th.
There are no translations available Article paru le 15 mars dans Le Courrier Le Chili des vaincus, rue Santa Fe Propos recueillis par Richard Armanios/ Infosud
Le 5 octobre 1974, au 725, rue Santa Fe dans les faubourgs de Santiagodu Chili, Miguel Enriquez tombe sous les balles de la dictature dePinochet. Carmen Castillo, compagne du leader du MIR (Mouvement de lagauche révolutionnaire), s'en sort. Mais perd le bébé qu'elle porte.S'ensuit un long exil à Paris. Dans Calle Santa Fe, la cinéaste revientsur les lieux du drame en frappant à la porte de la générationmilitante. La démarche, intime et collective, réveille souvenirs etdouleurs notamment celle des enfants abandonnés au nom de la lutterévolutionnaire. Malgré tout, Carmen Castillo ne regrette rien,confie-t-elle de sa voix rocailleuse, profonde comme sa foi «fe»- en larévolution.
There are no translations available Du 9 au 14 mars : performance de Face2Face sur les murs de divers lieux à Genève dont le bâtiment du Grütli. Après huit villes israéliennes et palestiniennes, Paris et Berlin, ils affichent à Genève, ville de culture et de paix, des portraits d’Israéliens et de Palestiniens.
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JR, photographe français et artiste de rue a
réalisé en mars 2007 la plus grande exposition extérieure de photographies au
monde. En collaboration avec Marco, il a collé, de part et d’autre du Mur, des
portraits géants de visages de Palestiniens et d’Israéliens.
There are no translations available Du 10 au 14 mars : performance deFace2Face de Marco&JR sur les murs de plusieurs lieux à Genève dont lebâtiment du Grütli. ils affichent à Genève, ville de culture et de paix, cesportraits géants d’israéliens et de palestiniens.
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Mercredi 12 mars à 18 :30 Projection du film Faces, suivi d’une
rencontre avec Marco&JR – Auditorium Arditi
Jeudi 13 Mars à 17 :00, Conférence de presse de Face 2Face –
Payot Rive Gauche
Festival International du Film sur les Droits Humains, Maison des Arts du Grütli, 16 rue du Général Dufour, CP 5759-1211 Genève 11, Suisse
Tél: +41 22 800 15 54, Fax: +41 22 329 37 47, contact@fifdh.ch